Quand un pays est sanctionné, ses citoyens se retrouvent coupés des systèmes bancaires internationaux. C’est là que les sanctions cryptomonnaies, des mesures financières imposées par des États ou des organisations internationales pour limiter l’accès aux systèmes financiers traditionnels, souvent en ciblant les transactions en crypto. Ce phénomène est devenu un terrain d’expérimentation pour des populations entières qui cherchent à survivre. Les stablecoins, des cryptomonnaies indexées sur des devises réelles comme le dollar, conçues pour garder une valeur stable malgré la volatilité du marché sont devenus la lifeline de millions de gens. Pas parce qu’ils croient en la technologie, mais parce qu’ils n’ont plus le choix.
En Iran, un pays sous sanctions depuis des années, où les banques occidentales refusent toute transaction, les gens utilisent le DAI sur Polygon ou le USDT pour payer les médicaments, envoyer de l’argent à l’étranger ou acheter du carburant. Ils ne négocient pas pour spéculer — ils négocient pour manger. Même chose en Russie, où les particuliers sont officiellement interdits d’utiliser les crypto, mais où l’État les utilise pour contourner les sanctions sur ses exportations de pétrole et de gaz. Et au Bangladesh, un pays où les transferts d’argent sont essentiels pour l’économie, mais où les banques locales bloquent les envois internationaux, plus de 3 millions de personnes utilisent les cryptos pour recevoir des fonds de leurs proches à l’étranger. Ce ne sont pas des investisseurs. Ce sont des familles.
Les sanctions cryptomonnaies ne sont pas un obstacle pour la technologie — elles en sont le catalyseur. Chaque interdiction renforce l’adoption. Chaque blocage bancaire pousse plus de gens à chercher une alternative. Et chaque fois que quelqu’un envoie un USDT à sa famille à l’autre bout du monde, il démontre une vérité simple : la blockchain ne se laisse pas contrôler comme les banques.
Si vous pensez que les cryptomonnaies sont juste pour spéculer, vous vous trompez. Elles sont devenues un outil de survie. Et ce que vous voyez en Iran, en Russie ou au Bangladesh, c’est ce que le reste du monde pourrait vivre un jour — si les crises financières, les guerres ou les restrictions continuent. Ce n’est pas de la théorie. C’est la réalité d’aujourd’hui. Dans cette collection, vous trouverez des analyses concrètes, des cas réels, et des avertissements sur ce que les sanctions révèlent vraiment sur l’avenir de l’argent.
La forensique blockchain permet aux autorités de traquer les cryptomonnaies utilisées pour le blanchiment et l'évasion de sanctions. Des outils avancés analysent les transactions publiques pour identifier les activités criminelles, même sur des réseaux complexes.