Le 9 août 2025, un airdrop inattendu a fait le tour des utilisateurs de Binance Alpha : Baby Shark Token (BSU). Pas un projet technique, pas une blockchain révolutionnaire. Juste une pièce basée sur une chanson d’enfants devenue virale. Et pourtant, plus de 120 000 personnes ont réclamé leurs 510 BSU en moins de 24 heures. Comment est-ce possible ? Et surtout, est-ce que ça valait le coup ?
Qu’est-ce que le Baby Shark Token (BSU) ?
Le Baby Shark Token n’est pas un projet DeFi, ni un protocole de staking, ni même un token de gouvernance. C’est une création culturelle. Il s’agit d’un token entièrement basé sur l’effet Baby Shark - cette chanson enfantine qui a conquis les réseaux sociaux, les écoles, les fêtes d’anniversaire, et même les stades de football. Binance a décidé d’en faire un token, pas pour révolutionner la finance, mais pour capter l’attention des utilisateurs ordinaires.
Le token a été lancé exclusivement sur Binance Alpha, une plateforme secondaire de Binance dédiée aux nouveaux tokens à fort potentiel d’engagement. Contrairement aux lancements traditionnels qui publient des whitepapers de 50 pages, BSU n’a publié aucun document technique. Pas de roadmap, pas de team visible, pas de contrat audité. Juste un nom, une image de requin souriant, et un airdrop.
Comment fonctionnait l’airdrop ?
Pour recevoir les 510 BSU, il fallait avoir au moins 200 Alpha Points sur Binance Alpha. Ces points, vous les gagnez en trader, en participant à des quiz, en invitant des amis, ou en restant actif sur la plateforme. C’était un système de fidélité, pas une récompense pour avoir investi de l’argent.
La distribution était en temps réel : dès le lancement à 17h UTC+8, les premiers à avoir les points ont réclamé. Mais Binance a rendu l’accès plus facile au fil des heures : toutes les heures, le seuil minimum baissait de 15 points. À 22h, il n’y avait plus besoin de 200 points, mais seulement de 125. À minuit, il suffisait de 65 points.
Chaque réclamation coûtait 15 Alpha Points. Ce n’était pas un coût en argent, mais en points d’engagement. Cela empêchait les bots et les comptes inactifs de tout réclamer. Si vous n’aviez pas réclamé dans les 24 heures, vos tokens disparaissaient - pas de deuxième chance.
Quelle était la valeur réelle de l’airdrop ?
À la date du lancement, chaque BSU valait environ 6,4 cents. 510 tokens = environ 32,60 dollars. Ce n’est pas une fortune. Mais pour un airdrop qui ne demandait que de l’activité sur une plateforme que vous utilisiez déjà, c’était un gain gratuit.
Le prix a fluctué après le lancement. Dans les 48 heures, il a atteint 0,08 $ par token - soit 40 $ pour les 510. Puis il a chuté à 0,02 $, puis à 0,01 $. Ce genre de volatilité est typique des tokens culturels. Ils montent vite quand tout le monde en parle, puis redescendent quand la mode passe.
Personne ne s’attendait à ce que BSU devienne un nouveau Bitcoin. Mais il n’avait pas besoin de le faire. Son objectif était d’attirer des utilisateurs vers Binance Alpha, et il l’a fait : les inscriptions ont augmenté de 37 % la semaine du lancement.
Qui a gagné avec cet airdrop ?
Les gagnants, ce sont les utilisateurs actifs de Binance Alpha. Ceux qui avaient déjà 200 points, ou qui avaient commencé à trader un peu en juillet, ont pu réclamer sans effort. Ceux qui attendaient « un vrai airdrop » avec des tokens de 1000 dollars, ont perdu du temps.
Les perdants ? Ceux qui ont cru que BSU allait devenir un investissement. Le token n’a pas de fonctionnalité. Il ne donne pas de droits. Il ne sert à rien d’autre qu’à être échangé ou gardé comme curiosité. Si vous l’avez réclamé pour le vendre rapidement, vous avez peut-être gagné 10 ou 15 dollars. Si vous l’avez gardé en espérant qu’il doublera, vous avez probablement perdu de l’argent.
Est-ce que c’était légitime ?
Oui. Binance n’a pas escroqué personne. Toutes les règles ont été clairement annoncées. Pas de piège. Pas de demande de clé privée. Pas de lien suspect. Tout s’est fait sur la plateforme officielle, dans la section Alpha Events.
Le seul risque ? Croire que ce token a une valeur fondamentale. Il n’en a pas. Il a une valeur culturelle. Et c’est une toute autre chose.
Que faire après avoir réclamé les BSU ?
Si vous avez réclamé les 510 BSU :
- Vous pouvez les garder comme souvenir - un peu comme un badge de jeu.
- Vous pouvez les vendre sur Binance Alpha si le prix monte encore.
- Vous pouvez les ignorer complètement. Ils ne disparaîtront pas, mais ils ne feront rien non plus.
Ne les transférez pas sur un portefeuille externe. BSU n’est pas sur une blockchain publique. Il n’existe que sur Binance Alpha. Si vous le sortez, vous le perdez.
Le Baby Shark Token, un signe des temps ?
2025 a vu une vague de tokens basés sur des marques connues : des tokens Pokémon, des tokens de séries Netflix, des tokens de memes comme Doge et Shiba. Mais Baby Shark est le premier à être lancé par une bourse majeure comme Binance.
Cela montre une vérité simple : la crypto ne s’adresse plus seulement aux ingénieurs et aux financiers. Elle s’adresse aussi aux parents qui chantent « Baby Shark » à leurs enfants, aux ados qui partagent des vidéos sur TikTok, aux gens qui veulent juste participer à quelque chose de fun.
Binance n’a pas cherché à créer un nouveau Bitcoin. Il a cherché à créer un nouveau moment. Et il l’a fait.
Et maintenant ?
Le BSU a été distribué. L’airdrop est terminé. Il n’y a plus de réclamation possible. Si vous n’aviez pas les Alpha Points à cette date, vous ne pourrez plus jamais le réclamer.
Si vous voulez participer à un futur airdrop similaire, suivez Binance Alpha. Activez les notifications. Trader un peu. Répondez aux quiz. Accumulez des points. Les prochains airdrops ne seront pas tous des chansons d’enfants - mais ils seront probablement aussi simples, aussi culturels, et aussi bien conçus.
La crypto n’est plus seulement une technologie. C’est aussi une culture. Et Baby Shark en est une preuve.
Le Baby Shark Token est-il encore disponible pour réclamation ?
Non. L’airdrop de Baby Shark Token (BSU) s’est terminé le 10 août 2025 à 17h UTC+8. Seuls les utilisateurs ayant réclamé dans les 24 heures suivant le lancement ont reçu les tokens. Il n’y aura pas de deuxième opportunité.
Puis-je transférer mes BSU vers un portefeuille externe comme MetaMask ?
Non. Le Baby Shark Token n’existe que sur la plateforme Binance Alpha. Il n’est pas sur une blockchain publique comme Ethereum ou BSC. Toute tentative de transfert vers un portefeuille externe entraînera la perte définitive de vos tokens.
Combien de points Alpha étaient nécessaires pour réclamer l’airdrop ?
Au lancement, il fallait 200 Alpha Points. Mais le seuil baissait de 15 points toutes les heures. Au bout de 9 heures, il n’y avait plus besoin que de 65 points. Le dernier seuil était de 65 points, atteint à minuit UTC+8 le jour du lancement.
Le Baby Shark Token a-t-il une utilité ?
Non. BSU n’a aucune fonctionnalité technique, aucun droit de gouvernance, et n’est pas utilisé dans un protocole DeFi. Son seul usage est de servir d’actif spéculatif sur Binance Alpha. Il n’est pas conçu pour être utilisé, mais pour être échangé ou conservé comme curiosité culturelle.
Pourquoi Binance a-t-il lancé un token basé sur une chanson d’enfants ?
Binance cherchait à attirer de nouveaux utilisateurs, pas à créer une technologie. Le Baby Shark est connu dans le monde entier, même par des personnes qui n’ont jamais entendu parler de Bitcoin. En utilisant cette référence culturelle, Binance a pu engager des utilisateurs ordinaires, pas seulement les passionnés de crypto. C’était une stratégie de marketing, pas de finance.
Est-ce que d’autres airdrops comme celui-ci vont arriver ?
Oui. Depuis le succès de BSU, Binance a annoncé plusieurs autres airdrops basés sur des marques culturelles, notamment des tokens liés à des films d’animation et des memes populaires. Ce type de lancement est devenu une stratégie standard sur Binance Alpha pour stimuler l’engagement.