Beaucoup pensent qu’il faut contourner les restrictions pour trader des cryptomonnaies en Inde. Ce n’est pas vrai. Il n’y a pas de blocage total. Il n’y a pas de banque interdisant les comptes. Il n’y a pas de loi qui vous emprisonne pour avoir du Bitcoin. Ce que l’Inde a mis en place, c’est un système de réglementation - pas d’interdiction. Et la clé, ce n’est pas de l’éviter. C’est de le respecter.
Les cryptos sont légales en Inde - mais avec des règles strictes
Depuis la décision de la Cour suprême en mars 2020, les cryptomonnaies sont légales en Inde. Le Reserve Bank of India (RBI) ne peut plus interdire aux banques de travailler avec les échanges. Depuis août 2025, la nouvelle loi fiscale - l’Income Tax (No. 2) Bill, 2025 - a remplacé l’ancien code fiscal et a officialisé les règles. Les cryptos sont classées comme des Virtual Digital Assets (VDAs). Cela signifie qu’elles sont reconnues comme des actifs, pas comme de la monnaie. Et comme tout actif, elles sont imposables.
Vous pouvez acheter, vendre, échanger, détenir du Bitcoin, de l’Ethereum, des NFTs. Vous pouvez même les utiliser pour payer des services. Mais si vous faites un gain, vous devez le déclarer. Et vous devez le payer. Point.
Les deux taxes qui changent tout
Il y a deux impôts qui font de l’Inde l’un des pays les plus exigeants au monde en matière de taxation crypto.
- 30 % sur tous les gains (profit) provenant de la vente ou de l’échange de cryptos. Même si vous échangez Bitcoin contre Ethereum, c’est une transaction taxable. Pas de déduction, pas d’exemption, pas de perte à compenser.
- 1 % TDS (Tax Deducted at Source). Chaque fois que vous vendez ou échangez sur une plateforme en Inde, 1 % est automatiquement retenu. C’est une retenue à la source. Vous ne la voyez pas dans votre portefeuille, mais elle est comptabilisée. Vous ne la payez pas séparément - elle est déjà incluse.
Contrairement à d’autres pays où vous payez seulement quand vous convertissez en roupies, ici, chaque swap entre cryptos est un événement taxable. Cela rend la gestion complexe. Mais pas impossible.
Les plateformes autorisées - et celles à éviter
Les échanges ne sont pas tous égaux. Depuis 2024, le Financial Intelligence Unit India (FIU-IND) exige que tous les fournisseurs de services crypto s’enregistrent. Ce n’est pas une simple déclaration. C’est un processus rigoureux : KYC renforcé, suivi des transactions, rapports de suspicion, archives pendant 6 ans.
Plus de 50 plateformes ont réussi cet enregistrement. Parmi elles : WazirX, CoinDCX, Zebpay, et même Binance, qui a repris ses activités en août 2024 après s’être mis en conformité. Ces plateformes fournissent des relevés fiscaux automatiques. Elles exportent vos transactions dans un format lisible par les impôts.
En revanche, 25 plateformes ont été bloquées. BingX, LBank, et d’autres n’ont pas respecté les normes AML. Si vous utilisez l’une d’elles, vous n’avez pas de preuve légale de vos transactions. Et si les impôts vous demandent des justificatifs, vous ne pourrez pas les fournir. Résultat : amendes, audits, ou pire.
Comment garder des preuves solides
La loi exige que vous conserviez tous vos documents pendant 6 ans. Pas 3. Pas 5. 6 ans. Et ce n’est pas une suggestion. C’est une obligation légale.
Voici ce que vous devez archiver :
- La date et l’heure de chaque achat, vente ou échange
- Le montant en roupies ou en crypto
- Le prix de la crypto au moment de la transaction
- Le nom de la plateforme utilisée (doit être enregistrée auprès du FIU-IND)
- Le numéro de votre compte sur la plateforme
- Le numéro de votre identifiant fiscal indien (PAN)
Les gens qui réussissent gardent une feuille de calcul Excel ou utilisent des logiciels comme Koinly ou CoinTracker, configurés pour le système indien. Ils exportent les transactions directement depuis leur compte sur WazirX ou CoinDCX. Ils ne comptent pas sur des captures d’écran. Ils ne se basent pas sur leur mémoire. Ils ont une trace numérique vérifiable.
Le piège du « je ne déclare pas »
Beaucoup pensent : « Je n’ai pas touché à mes roupies, donc je n’ai rien à déclarer. » C’est faux. Même si vous avez acheté du Bitcoin en 2023 et que vous l’avez échangé contre Solana en 2025, vous avez réalisé un gain. Et ce gain est imposable.
Les impôts indiens ont accès aux données des plateformes enregistrées. Ils croisent les informations. Ils savent qui a vendu quoi. Ils savent combien. Ils savent quand. Et ils savent qui n’a pas déclaré.
En 2025, plus de 12 000 dossiers d’audit ont été ouverts pour non-déclaration de cryptos. Les amendes vont de 100 % du montant non déclaré à des poursuites pénales en cas de fraude. Ce n’est pas une menace. C’est une réalité.
Les experts recommandent : ne contournez pas. Conformez-vous.
Les avocats spécialisés en fiscalité numérique à Mumbai, Delhi et Bangalore disent la même chose : Il n’y a pas de « contournement » durable. Il n’y a que la conformité.
La stratégie gagnante ?
- Utilisez uniquement des échanges enregistrés auprès du FIU-IND
- Exportez vos transactions chaque mois
- Calculez vos gains trimestriellement
- Consultez un comptable spécialisé en cryptos (il existe des cabinets à Bangalore qui ne font que ça)
- Payez vos impôts à temps - même si vous pensez que le montant est petit
Les traders qui suivent cette méthode n’ont jamais eu de problème. Ils reçoivent des rapports fiscaux prêts à l’emploi. Ils déclarent en toute confiance. Et ils continuent de trader.
Le futur : plus de transparence, pas plus de blocage
L’Inde ne cherche pas à interdire les cryptos. Elle veut les contrôler. À la G20 en 2023, elle a poussé pour un cadre mondial de déclaration fiscale (CARF). Elle veut que les cryptos soient traçables, comme les comptes bancaires. Elle ne veut pas les éliminer. Elle veut les intégrer.
Le marché indien vaut encore 6,6 milliards de dollars en 2025. Les investisseurs continuent d’entrer. Les entreprises continuent de se lancer. Les échanges continuent de grandir. Pourquoi ? Parce que les règles sont claires. Et les gens qui les suivent n’ont aucun problème.
La meilleure façon d’éviter les restrictions, c’est de ne pas les violer. La légalité n’est pas un obstacle. C’est la voie la plus sûre, la plus rapide, et la seule qui dure.
Comment faire pour commencer ?
Voici les 3 étapes simples pour vous mettre en règle dès maintenant :
- Choisissez une plateforme enregistrée : WazirX, CoinDCX ou Zebpay. Ne prenez pas de risque avec une plateforme inconnue.
- Connectez votre compte à un logiciel de suivi fiscal (Koinly, CoinTracker, ou même un simple Excel structuré).
- Consultez un expert fiscal indien spécialisé en cryptos - même une seule heure peut vous éviter des années de stress.
Vous n’avez pas besoin d’être un expert. Vous avez juste besoin d’être organisé. Et honnête.
Les cryptomonnaies sont-elles légales en Inde en 2026 ?
Oui, les cryptomonnaies sont légales en Inde en 2026. Elles sont classées comme des actifs numériques (VDAs) et peuvent être achetées, vendues et détenues. Cependant, elles ne sont pas une monnaie légale, et leur utilisation est soumise à des obligations fiscales strictes et à la conformité AML.
Quelle est la taxe sur les gains en cryptos en Inde ?
Tous les gains provenant de la vente ou de l’échange de cryptos sont taxés à 30 %. De plus, une retenue à la source de 1 % (TDS) est appliquée sur chaque transaction effectuée sur une plateforme enregistrée. Aucune déduction ni compensation de pertes n’est autorisée.
Faut-il déclarer les échanges entre cryptos (ex : BTC vers ETH) ?
Oui. Chaque échange entre deux cryptomonnaies est considéré comme une vente taxable en Inde. Même si vous ne convertissez pas en roupies, vous devez calculer la valeur en roupies au moment de l’échange et déclarer le gain ou la perte.
Quelles plateformes sont autorisées en Inde ?
Seules les plateformes enregistrées auprès du FIU-IND sont légales. Parmi elles : WazirX, CoinDCX, Zebpay, et Binance (depuis août 2024). Les plateformes non enregistrées, comme BingX ou LBank, sont interdites et leur utilisation expose à des risques juridiques.
Que se passe-t-il si je ne déclare pas mes cryptos ?
Les impôts indiens peuvent accéder aux données des plateformes enregistrées. Si vous ne déclarez pas vos gains, vous risquez une amende de 100 % du montant non déclaré, un audit fiscal, ou même des poursuites pénales en cas de fraude. Plus de 12 000 dossiers ont été ouverts en 2025 pour non-déclaration.
Dois-je conserver mes transactions pendant combien de temps ?
Vous devez conserver tous les relevés de transactions pendant au moins 6 ans, conformément à la loi fiscale indienne. Cela inclut les dates, montants, prix, plateformes utilisées et identifiants fiscaux. Ces documents peuvent être réclamés lors d’un audit.
Adama keita
janvier 10, 2026 AT 18:53En Inde, 30 % sur chaque swap... et on dit qu’on est libres ? 😅
Julie Pritchard
janvier 11, 2026 AT 14:46Je vois des gens qui disent 'je ne déclare pas' comme si c’était un sport. Tu penses que les impôts indiens, c’est le service postal ? Ils ont des algorithmes qui traquent les transactions comme des chiens de chasse. Tu as échangé BTC contre ETH en 2024 ? Ils le savent. Et ils t’envoient une lettre en anglais avec ton numéro PAN en gras. Pas de chance.
Les plateformes non enregistrées ? C’est comme acheter une voiture sans plaque. Tu peux la conduire, mais si un flic te stoppe, tu perds tout. Et ton portefeuille crypto, c’est ta voiture. Pas un jeu.
Et puis, pourquoi faire compliqué ? Utilise WazirX, connecte Koinly, et oublie. Tu paies 30 %, mais tu dors tranquille. Tous les autres, ils passent leur nuit à vérifier si leur compte bancaire a été gelé.
La loi n’est pas un obstacle. C’est un filtre. Les vrais traders, eux, l’acceptent. Les autres, ils se plaignent sur Reddit pendant que leurs fonds sont bloqués.
Et non, tu ne peux pas 'oublier' une transaction. Même si tu as supprimé ton historique de navigateur, l’exchange a gardé la trace. Pendant 6 ans. Oui, six. Pas cinq. Six.
Si tu veux jouer, joue proprement. Sinon, arrête de te dire que tu es malin. Tu es juste en train de te préparer un futur avec un comptable qui te facture 200 €/heure pour te sortir de la merde.
Christine McConnell
janvier 12, 2026 AT 04:28La conformité fiscale sur les VDAs en Inde repose sur un paradigme de traçabilité intégrée, où la TDS à 1 % agit comme un mécanisme de pré-collecte automatisé, réduisant la charge de déclaration ex post. Il s’agit d’un modèle de gouvernance fiscale proactive, aligné sur les standards CARF de la G20.
Les utilisateurs doivent impérativement intégrer des outils de reconciliation comme CoinTracker, configurés avec les paramètres fiscaux indiens (Section 115BBH), afin d’assurer une synchronisation blockchain-to-tax-portal. L’absence de documentation numérique vérifiable constitue un risque de non-conformité structurelle.
La notion de 'gain réalisé' inclut tout swap entre actifs numériques, même non liquide. La valeur en INR au moment de l’event est déterminée par le TWAP de la plateforme agréée, non par le prix spot du marché. C’est une nuance cruciale.
Les plateformes non enregistrées au FIU-IND ne sont pas simplement 'non fiables' : elles sont juridiquement invisibles. Aucun tribunal indien ne reconnaîtra une transaction effectuée sur BingX comme preuve légale. C’est un vide juridique total.
Xavier Carr
janvier 12, 2026 AT 04:40Personne veut parler du vrai problème ? 30 % sur chaque échange, c’est de la folie. Tu échanges 1 BTC pour 2 ETH, tu paies 30 % sur la valeur de ton BTC. Et si tu perds 50 % sur ton ETH après ? T’as perdu de l’argent, mais t’as quand même payé l’impôt. C’est du vol. C’est pas de la fiscalité, c’est de l’extorsion.
Et la TDS à 1 % ? Tu crois que c’est pour t’aider ? Non, c’est pour que tu ne puisses plus faire de trade sans qu’ils prennent leur morceau. C’est un système de contrôle. L’Inde veut pas de crypto, elle veut les contrôler. Et elle le fait bien.
Les gens qui disent 'c’est légal' ont oublié que légal, ça veut pas dire juste. Tu paies 30 % sur un gain hypothétique, et si tu perds tout après ? T’as déjà payé. Tu peux pas revenir en arrière. C’est un piège fiscal.
Alexis Dick
janvier 13, 2026 AT 21:2330% taxe sur les gains... TDS 1%... 6 ans de conservation... et encore tu penses que c’est fini ? Attends 2027, ils vont demander l’adresse IP de ton wallet, le nom de ton VPN, et la date de ton dernier orgasme. Ils ont déjà les données des exchanges. Ils vont croiser avec les données de tes factures de téléphone. Tu as acheté du Bitcoin avec une carte bancaire ? Ils savent. Ils savent tout. Tu crois que tu es anonyme ? T’es un transparent. Avec un dossier fiscal qui pèse 300 pages.
Et les logiciels comme Koinly ? Ils sont connectés aux exchanges. Ils envoient tout. T’es pas en sécurité. T’es juste en train de leur donner les preuves plus facilement. Tu penses que tu les duperas ? Tu penses que tu es plus malin qu’un algorithme qui analyse 2 milliards de transactions par jour ?
La seule façon de rester en paix, c’est de ne pas trader. Point.
Anne Smyers
janvier 14, 2026 AT 20:17Quelle horreur. Une nation qui transforme la liberté financière en un labyrinthe fiscal où chaque échange est un péché, chaque portefeuille une confession, et chaque gain un acte de traîtrise envers l’État. L’Inde n’interdit pas les cryptos - elle les assassine lentement, avec des formulaires en anglais et des taux de 30 % comme des lames de rasoir. C’est un spectacle tragique : des citoyens qui dansent sur un volcan de paperasse, souriants, parce qu’ils croient que la conformité est une vertu. Non. C’est de la soumission habillée en responsabilité.
Et pourtant, on nous dit que c’est 'la voie la plus sûre'. Mais quelle sécurité ? Celle de vivre dans une cage dorée, avec un comptable pour gardien et un algorithme pour juge ? Je préfère la liberté d’être poursuivi que la sécurité d’être contrôlé.
Les vrais révolutionnaires ne déclarent pas. Ils s’en vont.
Nadine ElSaleh
janvier 15, 2026 AT 17:01Je trouve ça incroyablement bien expliqué. Beaucoup pensent que les cryptos sont un terrain vague, mais ici, tout est clair, structuré, et même logique. C’est rare. Je suis une débutante, mais après avoir lu ça, je me sens prête à commencer avec WazirX et Koinly. Merci pour ce guide ultra clair - ça donne envie de jouer proprement, pas de contourner.
Et pour ceux qui disent que c’est trop lourd : oui, c’est exigeant. Mais c’est aussi une chance. On a une chance de faire les choses bien dès le départ. Pas comme dans d’autres pays où tout est flou et où tu finis par te faire avoir.
On peut le faire. On doit le faire. Et on le fera.
Nathalie Farigu
janvier 15, 2026 AT 18:4630% c’est beaucoup mais au moins c’est clair. Koinly c’est la vie. Pas de stress. Je fais mes trades et j’oublie. Merci pour le post !
Stefaan Scheyltjens
janvier 16, 2026 AT 23:19Je me demande si cette réglementation n’est pas une étape vers un système de contrôle monétaire plus vaste. Le CARF, la traçabilité des transactions, la TDS automatique… tout cela ressemble à un prototype de système de surveillance financière globale. L’Inde n’est pas un cas isolé. C’est un laboratoire. Et nous, les utilisateurs de cryptos, nous sommes les cobayes. Ils veulent que nous croyions que c’est la transparence. Mais c’est la fin de l’anonymat. Et l’anonymat, c’est la liberté. Sans anonymat, les cryptos ne sont que des fichiers comptables.
Le fait que Binance soit revenu… c’est un signe. Ils ont cédé. Ils ont accepté de devenir un bras fiscal de l’État. Ce n’est plus une plateforme. C’est un agent de l’impôt.
La question n’est plus de savoir si c’est légal. La question est : à quel point sommes-nous prêts à sacrifier notre souveraineté numérique pour la tranquillité d’esprit ?
Louise Klein
janvier 18, 2026 AT 04:26Je viens de me mettre en règle grâce à ton post ! J’ai connecté mon compte CoinDCX à Koinly et j’ai fait un premier rapport. Ça m’a pris 20 minutes. J’étais stressée, mais maintenant je me sens libre. Merci pour cette clarté - c’est ce qu’il fallait !
Thibault Leroy
janvier 19, 2026 AT 11:42En tant qu’observateur extérieur, je trouve fascinant que l’Inde ait choisi la voie de la régulation plutôt que de l’interdiction. Cela reflète une maturité institutionnelle rare dans le domaine des cryptos. La clé, c’est la transparence. Pas la répression. Ce n’est pas un obstacle - c’est une infrastructure. Et comme toute infrastructure, elle sert ceux qui l’utilisent avec respect.
Les plateformes enregistrées ne sont pas des ennemies. Elles sont les ponts. Les logiciels de suivi, les outils. Les comptables, les guides. Ce n’est pas un piège. C’est une carte. Il suffit de la suivre.
James Forna
janvier 20, 2026 AT 22:08Le contenu est techniquement correct mais manque de nuance. La taxe à 30 % sur les gains, sans compensation des pertes, est une anomalie fiscale qui détourne le principe d’équité. La notion de 'gain réalisé' appliquée aux swaps entre cryptos est arbitraire et n’a aucun fondement économique. La conformité est un impératif juridique, mais pas une vertu morale.