Envoyer de l’argent à l’étranger coûte encore trop cher. Même en 2026, envoyer 200 dollars aux Philippines, au Nigeria ou au Mexique peut vous coûter plus de 13 dollars en frais. Ce n’est pas une erreur. C’est le système. Les banques traditionnelles, les services comme Western Union ou Wise, et les intermédiaires qui s’intercalent entre vous et votre famille - ils prennent leur part, souvent sans que vous le sachiez vraiment. Mais depuis quelques années, une autre voie est apparue : les cryptomonnaies, et plus précisément les stablecoins.
Comment les stablecoins réduisent les coûts des envois de fonds
Les stablecoins, comme USDC ou USDT, sont des cryptomonnaies liées à une monnaie fiduciaire, en général le dollar américain. Leur valeur ne flanche pas comme le Bitcoin. C’est ce qui les rend utiles pour les paiements. En 2024, ils ont déplacé 15,6 billions de dollars en valeur - autant que Visa sur une année. En 2025, ils représentent déjà 3 % des paiements transfrontaliers mondiaux, et cette part devrait grimper de 5 % chaque année jusqu’en 2027.
La différence de coût est frappante. Envoyer 200 dollars via une banque ou un service traditionnel vous coûte en moyenne 13,24 dollars. Avec un stablecoin sur un réseau comme Solana ou Ethereum Layer 2, vous payez moins de 0,01 dollar. Pas un centime. Pas un sou. Moins que le coût d’un timbre. Et le transfert prend moins d’une minute. Pas trois jours. Pas cinq jours. Une minute.
La raison ? Il n’y a plus de chaîne d’intermédiaires. Dans le système classique, votre banque envoie un message à une autre banque, qui envoie un message à une autre encore, et ainsi de suite. Aucun argent ne traverse vraiment les frontières - seulement des messages. Avec la blockchain, vous envoyez directement de votre portefeuille au portefeuille du destinataire. Tout est mis à jour en une seule transaction. C’est ce qu’on appelle un règlement atomique. Pas d’intermédiaire. Pas de délais. Pas de frais cachés.
Les limites techniques et les défis d’adoption
Ça sonne trop beau pour être vrai ? C’est parce que ce n’est pas encore parfait. Le principal obstacle n’est pas technique. C’est réglementaire.
Les gouvernements ne savent pas encore bien quoi faire des cryptomonnaies. Les États-Unis sont en train de construire un cadre, l’Union européenne a adopté MiCA, la Chine interdit tout, et le Nigeria surveille de près les transferts en crypto. Pour une entreprise qui envoie des paiements à des fournisseurs en Inde, au Vietnam et au Brésil, ça veut dire qu’elle doit naviguer entre trois systèmes différents. Et si elle ne respecte pas les règles locales, elle risque des amendes, voire une fermeture.
En plus, il y a le problème de l’accès. Même si vous envoyez des stablecoins à votre famille au Ghana, comment ils les convertissent en cedis locaux ? La plupart des gens n’ont pas de portefeuille crypto. Ils n’ont pas d’application sur leur téléphone. Ils n’ont pas de compte bancaire. Ils doivent passer par des intermédiaires - des kiosques ou des agents qui facturent encore 3 à 5 % pour convertir les stablecoins en espèces. Ce qui efface une grande partie de l’économie.
Des utilisateurs sur Reddit racontent exactement ça. Un homme du Nigeria écrit : « Je reçois les stablecoins, mais pour les transformer en argent réel, je dois payer 5 %. Alors, à quoi ça sert ? »
Qui utilise déjà les cryptomonnaies pour les paiements transfrontaliers ?
Les particuliers ? Pas encore en masse. Mais les entreprises, oui. 38 % des entreprises du Fortune 500 utilisent maintenant la blockchain pour au moins certains de leurs paiements internationaux. Pourquoi ? Parce que ça les fait économiser du temps et de l’argent.
Un fabricant basé à Austin envoie des pièces à un fournisseur à Singapour. Avant : trois à cinq jours pour payer, avec des frais de 2 % et des erreurs de comptabilité. Maintenant : il clique sur un bouton, envoie USDC, et le fournisseur reçoit le paiement en 12 minutes. Le fournisseur accepte les stablecoins directement. Pas de conversion. Pas de frais bancaires. Pas de délais. Il gagne du temps, et il gagne de l’argent.
Les plateformes comme BVNK ou Yellow Card permettent aux entreprises de connecter leurs logiciels de comptabilité directement à des réseaux blockchain. Elles gèrent les conversions automatiques, les rapports fiscaux, et même la conformité avec les règles anti-blanchiment. Mais elles ne sont pas partout. Dans les pays en développement, les options pour convertir les cryptomonnaies en espèces sont rares. Et les entreprises qui veulent les utiliser doivent choisir des partenaires qui ont des licences dans chaque pays où ils opèrent.
Les régulations : le vrai frein à la révolution
La technologie est prête. Le problème, c’est que personne ne sait qui est en charge.
Le système bancaire traditionnel a été construit autour de règles claires : chaque banque est régulée par un État, chaque transfert est traçable, chaque intermédiaire est responsable. Avec la blockchain, tout change. Un transfert peut partir des États-Unis, passer par une chaîne en Suisse, et arriver en Inde - sans jamais toucher une banque. Qui est responsable ? Qui vérifie que l’argent n’est pas sale ? Qui applique la règle du voyage (Travel Rule) qui oblige à transmettre les informations de l’expéditeur et du bénéficiaire ?
Les banques centrales le savent. La Banque des Règlements Internationaux (BIS) travaille sur le projet mBridge, une plateforme pour des monnaies numériques de banques centrales (CBDC) qui pourraient échanger entre elles en quelques secondes. Le Japon, la Chine, la France et Singapour ont déjà fait des tests. C’est prometteur. Mais ce n’est pas encore une solution pour les particuliers.
Les experts comme ceux de J.P. Morgan le disent clairement : « À court terme, la blockchain ne remplacera pas les systèmes existants. Elle les complétera. » Pourquoi ? Parce que les régulateurs ne sont pas prêts. Et les gens ne sont pas prêts non plus.
Les régions où ça marche déjà - et pourquoi
Les Philippines sont un exemple frappant. En 2024, les envois de fonds en crypto ont augmenté de 217 % par rapport à l’année précédente. Pourquoi ? Parce que les frais traditionnels étaient de 8 %, et les gens ont cherché une alternative. Même si les stablecoins ne représentent encore que 4,3 % du total des envois, la croissance est explosive.
En Afrique de l’Ouest, des startups comme Yellow Card permettent aux utilisateurs d’acheter des stablecoins avec des cartes prépayées, puis de les envoyer à des proches en Afrique de l’Est. Le taux de conversion est de 1 %, contre 6 à 10 % avec les services traditionnels. Le problème ? Il faut un téléphone intelligent, une connexion internet, et une connaissance de base de la technologie. Ce n’est pas accessible à tout le monde.
En Amérique latine, les travailleurs migrants aux États-Unis utilisent de plus en plus les applications de crypto pour envoyer de l’argent au Mexique, au Salvador ou en Colombie. Des applications comme Bitso et Uquid permettent de convertir directement des dollars en pesos ou en colones, avec des frais inférieurs à 1 %. Ce n’est pas parfait, mais c’est bien mieux que ce qui existait avant.
Comment commencer - si vous voulez essayer
Si vous êtes une entreprise qui envoie régulièrement des paiements à l’étranger :
- Choisissez un fournisseur de paiements en stablecoins avec une licence dans vos principaux pays cibles (BVNK, Ripple, Circle sont les plus avancés).
- Assurez-vous qu’il intègre votre logiciel de comptabilité (QuickBooks, Xero, SAP).
- Activez la conversion automatique en devise locale si vos fournisseurs ne veulent pas garder des stablecoins.
- Formez votre équipe finance à la conformité : KYC, AML, et la règle du voyage.
- Testez avec un seul fournisseur avant de généraliser.
Si vous êtes un particulier qui envoie de l’argent à votre famille :
- Vérifiez si vos proches ont accès à une application qui accepte les stablecoins (ex : Yellow Card, Paxful, Binance).
- Comparez les frais de conversion en espèces : si c’est plus de 3 %, ce n’est pas encore rentable.
- Utilisez des stablecoins comme USDC ou USDT - pas du Bitcoin ou de l’Ethereum. Leur valeur est stable.
- Ne stockez pas les cryptomonnaies sur un portefeuille personnel si vous ne comprenez pas la clé privée. Risque de perte totale.
Le futur : CBDC, harmonisation, et une nouvelle génération de paiements
Le futur ne sera pas une guerre entre crypto et banques. Ce sera une fusion. Les banques centrales créent leurs propres monnaies numériques (CBDC). Les stablecoins vont devenir des passerelles entre ces monnaies. Les entreprises utiliseront des contrats intelligents pour payer automatiquement leurs fournisseurs à travers les frontières.
Le G20 et la Banque des Règlements Internationaux travaillent à une harmonisation mondiale. Mais ça prendra du temps. Jusque-là, les gens qui veulent envoyer de l’argent à l’étranger ont deux choix : payer cher et attendre, ou apprendre à utiliser la blockchain - et accepter les risques d’un système encore en construction.
La technologie a déjà prouvé qu’elle peut faire ce que les banques n’ont pas pu faire en 50 ans : rendre les envois de fonds rapides, transparents et bon marché. La question n’est plus « Est-ce possible ? » mais « Qui va le rendre accessible à tout le monde ? »
Les stablecoins sont-ils sûrs pour envoyer de l’argent à ma famille ?
Oui, si vous utilisez des stablecoins émis par des entreprises réputées comme Circle (USDC) ou Tether (USDT), et que vous envoyez directement à un portefeuille vérifié. Les transactions sur la blockchain sont publiques et immuables, ce qui signifie qu’elles ne peuvent pas être modifiées. Mais attention : si vous envoyez l’argent au mauvais portefeuille, il est perdu pour toujours. Il n’y a pas de service client pour annuler une erreur. Vérifiez toujours l’adresse avant d’envoyer.
Puis-je utiliser Bitcoin pour envoyer des envois de fonds ?
Techniquement, oui. Mais ce n’est pas recommandé. Le Bitcoin est trop volatil. Sa valeur peut changer de 10 % en quelques heures. Si vous envoyez 200 dollars en Bitcoin, et que sa valeur chute de 8 % avant que votre famille ne le convertisse, ils reçoivent 16 dollars de moins. Les stablecoins, eux, sont conçus pour garder une valeur stable. C’est pourquoi ils sont les seuls adaptés aux envois de fonds.
Quels sont les frais réels pour envoyer un stablecoin ?
Sur les réseaux comme Solana, Polygon ou Arbitrum, les frais de transaction sont souvent inférieurs à 0,01 dollar. Mais ce n’est que la moitié de l’histoire. Si votre famille doit convertir les stablecoins en espèces, les intermédiaires (kiosques, agents, échanges) facturent entre 1 % et 5 %. Le coût total peut donc aller de 1,01 % à 5,01 %. Ce n’est toujours pas aussi cher que les 6 à 8 % des services traditionnels, mais il faut le prendre en compte.
Les banques interdisent-elles les envois de fonds en crypto ?
Certaines banques bloquent les transactions vers des échanges de crypto, surtout si elles suspectent un risque de blanchiment. Mais elles ne peuvent pas bloquer les transferts entre portefeuilles blockchain. Si vous utilisez un service comme BVNK ou Circle, qui est régulé et vérifie l’identité des utilisateurs, vos paiements sont légaux et traçables. Le problème n’est pas la technologie - c’est la méfiance des institutions.
Quel est le meilleur stablecoin pour les envois de fonds ?
USDC (émis par Circle) est le plus transparent et le plus régulé. Il est soutenu par des réserves en dollars et fait l’objet d’audits mensuels publics. USDT (Tether) est plus répandu, mais son niveau de transparence est moindre. Pour les envois de fonds, privilégiez USDC. Il est accepté par la plupart des plateformes de paiement et des fournisseurs d’infrastructure blockchain.
Jeanette Lesbirel
janvier 4, 2026 AT 22:38C’est trop beau pour être vrai.
Romain Thevenin
janvier 5, 2026 AT 15:01Je vois beaucoup de gens qui croient que la blockchain va tout révolutionner d’un coup, mais oublie qu’il y a des millions de personnes qui n’ont pas accès à un smartphone, ni à une connexion stable, ni même à un compte bancaire. Les frais passent de 13 $ à 5 $, c’est mieux, mais ce n’est pas une révolution pour ceux qui vivent à la limite. Il faut des solutions physiques, des agents locaux, des points de retrait - pas juste des portefeuilles numériques.
Brigitte ROYAL
janvier 6, 2026 AT 06:00les stablecoins c’est la fin du capitalisme ? 🤔
ou juste un nouveau truc pour que les riches gagnent encore plus ?
je sais pas, j’ai pas compris mais j’aime bien les emojis donc j’vote pour 🚀💸
ivan vassilev
janvier 7, 2026 AT 19:26Je veux dire… on parle de 0,01 $ de frais, mais personne ne parle du coût d’éducation ! Combien de temps faut-il à une mère au Nigeria pour apprendre à utiliser une wallet ? Combien de fois elle va se tromper d’adresse ? Et si elle perd ses clés ? C’est pas juste une question de technologie - c’est une question de dignité, de patience, de soutien humain. On ne peut pas laisser les gens seuls face à un système qu’ils ne comprennent pas, même s’il est « plus rapide » !
Les entreprises, elles, ont des équipes. Les particuliers ? Rien. Et pourtant, c’est eux qui envoient l’argent qui nourrit les familles. On doit les accompagner, pas les jeter dans le deep web.
James Gowan-Webster
janvier 8, 2026 AT 00:25Intéressant, mais j’aimerais voir les données brutes : qui sont les principaux émetteurs de USDC pour les envois vers l’Afrique ? Quels sont les taux de conversion réels sur Yellow Card vs. Western Union en 2025 ? Et quel est le taux de perte des fonds dus à des erreurs de transaction ? Sans chiffres concrets, tout ça reste du marketing.
THUANE MONNIERI
janvier 9, 2026 AT 10:07La blockchain ? Une illusion technologique pour remplacer un système corrompu par un autre plus opaque. Qui vérifie les réserves de Circle ? Personne. Qui contrôle les transactions entre portefeuilles ? Aucun État. C’est le paradis pour le blanchiment. Les CBDC sont la seule voie légitime. Le reste, c’est du crypto-fascisme pour les libertariens qui croient encore en la liberté absolue.
Et puis… vous croyez vraiment que les gens au Bangladesh veulent une app sur leur téléphone ? Ils veulent de l’argent en main. Pas des mots sur un écran.
andre Garcia Rubio
janvier 9, 2026 AT 15:27Je vous dis une chose : si vous avez un proche à l’étranger, essayez. C’est pas magique, mais c’est déjà mieux que ce qu’on avait avant. J’ai envoyé 300 $ à mon cousin au Sénégal en USDC, il les a convertis en francs CFA en 10 minutes chez un agent local. Frais : 1,2 %. Avant, c’était 8 %. Il a pu acheter des médicaments pour sa mère. C’est ça qui compte. Pas les débats philosophiques.
La technologie est là. Il faut juste la rendre humaine. Pas la déifier, pas la cracher. L’utiliser.
Christophe Pan
janvier 10, 2026 AT 14:27Et si tout ça c’était un piège ? Qui contrôle Circle ? Qui est derrière Tether ? La Fed ? Les banques ? C’est juste une façon de faire entrer les cryptos par la porte de derrière… en les habillant en « stablecoin ». Vous croyez que les banques vont laisser faire sans contrôler ? Attendez la prochaine loi. Ils vont imposer des taxes, des quotas, des audits à chaque transaction. Et vous allez payer 15 $ de toute façon. C’est une manipulation. Le vrai pouvoir reste là-haut.
Et puis… qui a dit que c’était plus sûr ? Les hackings de wallet, les scams, les faux échanges… vous avez vu les chiffres ?
Juliette Krewer
janvier 12, 2026 AT 02:36Vous êtes tous naïfs. Les stablecoins ne sont pas des monnaies, c’est du papier-monnaie numérique avec un nom joli. La BIS prépare les CBDC pour contrôler chaque euro que vous dépensez. Ce que vous appelez « liberté financière »… c’est juste la préparation de la surveillance totale. Demain, vous ne pourrez pas envoyer de l’argent à votre famille si le gouvernement décide que votre « profil de risque » est trop élevé. Et vous allez applaudir en disant « c’est plus rapide ».
Je vous préviens : la fin de la vie privée financière commence ici.
Sylvie Verboom
janvier 13, 2026 AT 21:21Les frais de 0,01 $ ? C’est une blague. Vous oubliez les coûts d’entrée : acheter des stablecoins avec une carte bancaire, c’est souvent 3-5 %. Convertir en espèces, encore 3-5 %. Et si le kiosque est fermé ? Vous êtes bloqué. En plus, les échanges sont souvent piratés. Et les gens qui n’ont pas de pièce d’identité ? Interdits. Ce système ne sert que les riches qui ont un compte bancaire et un téléphone dernier modèle. Pour les autres ? C’est un mirage. Un mirage coûteux.
Thibaut Weidmann
janvier 14, 2026 AT 00:41Je trouve ça triste. On parle de révolution, mais personne ne parle des gens qui perdent leurs clés privées. Ou des familles qui reçoivent l’argent… mais ne savent pas quoi en faire. On parle de technologie comme si c’était une solution morale. Ce n’est pas le cas. La technologie ne résout pas la pauvreté. Elle la transforme en problème technique. Et ça, c’est une forme de déni.
Les vrais héros, ce sont les agents de Yellow Card dans les villages. Pas les développeurs de blockchain. Ils sont invisibles. Et pourtant, ils font le travail réel.
Laurent Nauleau
janvier 14, 2026 AT 06:19Vous avez vu les derniers rapports du FMI ? Les cryptos sont déjà utilisées pour le blanchiment en Afrique de l’Ouest. Les trafiquants préfèrent USDT parce que c’est plus difficile à tracer. Et vous, vous parlez de « réduction des coûts » comme si c’était un bien. Mais qui paie le prix ? Les États. Les citoyens. Les systèmes de santé. La sécurité. La crypto ne détruit pas les banques… elle détruit les régulations. Et ça, c’est dangereux.
Je vous souhaite bonne chance avec vos portefeuilles… mais je ne vous envie pas quand la police frappera à votre porte.
guillaume ouint
janvier 15, 2026 AT 00:33En vrai, j’ai testé. J’ai envoyé 200 $ à mon frère au Maroc. Il a reçu en 40 secondes. Frais totaux : 1,8 %. Il a pris l’argent en espèces chez un type dans la rue. Il a dit : « C’est mieux que Western Union, mais j’ai eu peur de me faire arnaquer. »
Donc… oui, ça marche. Mais faut être courageux.
Clemence Racle
janvier 15, 2026 AT 06:16Je suis une mère de trois enfants qui envoie de l’argent à ma sœur au Sénégal tous les mois. J’ai essayé les stablecoins. J’ai eu peur. J’ai appelé mon fils pour qu’il m’aide. Il a fait la transaction. Elle a marché. Elle a coûté 1,2 %. Mon sœur a pu acheter du riz et du lait. Je ne sais pas ce que c’est qu’une blockchain. Mais je sais que ça a aidé. Alors je vais continuer. Pas parce que c’est révolutionnaire… mais parce que ça fait du bien.