Quand vous envoyez des bitcoins ou vous stakerez un token sur Ethereum, c’est Keccak-256, une fonction de hachage cryptographique conçue pour garantir l’intégrité et la sécurité des données dans les blockchains. Aussi connu sous le nom de SHA-3, il ne sert pas à chiffrer vos données, mais à en créer une empreinte unique, impossible à inverser ou à falsifier. Sans lui, aucune blockchain ne pourrait dire avec certitude qu’une transaction est authentique. C’est comme un sceau de cire sur une lettre : si quelqu’un change un mot, le sceau se brise, et tout le monde le voit.
Keccak-256 est devenu le standard pour beaucoup de projets parce qu’il est plus résistant aux attaques que ses prédécesseurs comme SHA-2. Il ne s’agit pas juste d’un détail technique : c’est ce qui empêche les pirates de modifier vos transactions ou de créer de faux jetons. Des blockchains comme Ethereum, la plus grande plateforme de contrats intelligents au monde et Binance Smart Chain, un réseau populaire pour les DeFi et les NFT l’utilisent pour valider chaque bloc. Même les airdrops et les jetons ERC-20 dépendent de cette fonction pour s’assurer que seuls les détenteurs légitimes peuvent réclamer leurs tokens.
Et si vous avez déjà entendu parler de minage, le processus qui valide les transactions sur certaines blockchains, c’est aussi Keccak-256 qui calcule les solutions aux problèmes mathématiques que les mineurs doivent résoudre. Il n’est pas utilisé pour tout — certaines blockchains comme Bitcoin préfèrent SHA-256 — mais là où il est présent, il est incontournable. C’est lui qui fait la différence entre une blockchain fiable et une simple base de données vulnérable.
Les attaques par flash loan, des prêts instantanés exploités pour manipuler les prix dans les protocoles DeFi, ne marchent pas parce qu’elles contournent Keccak-256 — elles exploitent des erreurs dans le code des smart contracts. Mais sans Keccak-256, même un bon code serait inutile. Il est la fondation. La pierre angulaire. Le garde-fou invisible.
Vous trouverez ici des analyses qui parlent de ce que cette fonction permet, ou ce qui se passe quand elle est mal utilisée. Des échanges comme Bittrex Global ou Fmall Exchange ont disparu — pas à cause de Keccak-256, mais parce que leur code ou leur gouvernance n’était pas sécurisé. Les jetons comme TAUM ou MST sont morts — pas parce que le hachage est faible, mais parce que personne ne les utilise. Keccak-256 ne garantit pas la valeur, mais il garantit que ce qui est écrit sur la blockchain reste inchangé. Et dans un monde où les arnaques pullulent, c’est déjà énorme.
Les fonctions de hachage sont le pilier secret de la sécurité des cryptomonnaies. Elles rendent la blockchain immuable, empêchent la falsification des transactions et permettent une confiance sans tiers. SHA-256 et Keccak-256 sont les deux algorithmes clés qui protègent Bitcoin et Ethereum.